Chili Pucòn y Chiloé

Pour introduire ce nouveau pays, je voudrais reciter une pharse de notre livre d'or.

" Le Chili: un cigare de quatre mille kilomètres dont le bout incandescent s'appelle la Terre de Feu." (Sylvain Tesson)

ACTE I Pucòn

Au matin du 6 novembre, c’est une nouvelle semaine qui commence mais aussi un nouveau pays pour les globetrotters du Doubs : passage douane Argentine / Chili après l’école vers 11H. En 30 minutes grand maximum et un mini tour dans le camion, c’est réglé ! Pour le repas, le parking d’un mirador fait l’affaire : vue sur la vallée, un rio et d’étranges sapins avec des picots partout. Mais qu’est-ce que c’est ces arbres ?? Eh bien, ce sont des Araucaria ! L’araucaria est un arbre du jurassique qui peuplait déjà ces vallées il y a 225 millions d’années. A cette époque l’Amérique du sud était encore collée à l’Afrique, formant le Gondwana, continent qui, en se séparant de Laurasia, allait former l’hémisphère sud. Cet arbre, plein d’écailles nous vient tout droit des dinosaures. Mon beau sapin, roi des forets du Chili :

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Nouveau pays = Nouveaux repères ! Il nous faut donc prendre la direction d’une grande ville pour le plein de billets, pour faire des courses et le plein de Rio. La route va nous mener à Pucòn, station balnéaire à 25 km de Villarica mais aux pieds du volcan du même nom. Pucòn est clairement une ville centrée sur le tourisme et les activités de plein air : rafting, ascension du volcan, pêche sportive, randonnées et thermes naturels. Toutes les boutiques proposent les meilleures excursions. Mais nous n’avons pas osé demander les prix de ces attractions… pour nous, ce sera un bon plein des placards et l’occasion pour Papa de trouver de nouvelles chaussures, vendues par un français expat. 17h glaces chez Suiza pour tout le monde et retour au camping-car. Les Mamatoch, que nous avions laissé à El Bolson sont alors garés sur le même parking. On file tous ensemble pour un apéro et une nuit au bord du lac et du volcan Villarrica. Je crois que ce que nous retiendrons de la journée ce sont les panneaux d'évacuation Volcan dans les rues :-))??

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Le lendemain, le ciel est un peu couvert mais peu importe, après l’école, les enfants sont demandeurs de neige alors qu’à cela ne tienne, on part pour faire de la luge sur le volcan. Sur le chemin, on loue 2 luges pour les enfants et on file. OUI OUI vous avez bien compris, nous allons faire de la luge sur un volcan, actif qui plus ait !!! Le Villarica est bien un des nombreux volcans actifs explosifs du Chili mais il est surveillé. Toute la ville vit avec les humeurs de celui-ci et est complètement balisée en cas de signe d’activité. La route pour la station de ski a néanmoins des airs de chemin de coulée de lave. Le parking, lui, n’est pas terrible mais nous trouvons un endroit à peu près plat pour se caler et y manger. Après un bon café, on prend le chemin de la neige…  dure dure pour y monter. La neige est trempée et colle. Les enfants sont surexcités. On fait quelques centaines de metres et on reste sur le chemin. Les enfants, et les parents, se font plaisir dans le talus. C'est donc bien mouillés mais contents que nous redescendons sur Pucòn pour prendre la direction du bord du Rio Trancura conseillé par Mario pêcheur et vendeur d’article de pêche. Et oui, après ses chaussures, papa a craqué pour une belle canne à mouche équipée et quelques cuillères. On trouve finalement quelques mètres d’emplacement à l’embouchure du Rio Trancura vers le lac. La fin de journée se termine alors sur un test pêche à la mouche et Rapala.

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Plus tard dans la soirée, un 4x4 Suzuki tout petit traverse le Rio juste devant nous. De l’eau au niveau du capot moteur, on se dit qu’il va rester noyé mais il réussit à passer. Tranquille ! Il s’arrête. Un homme et 2 filles sortent du 4x4. Lui est chilien, guide de haute montage et moniteur de kayak ; les filles sont françaises, œnologues de Bordeaux, en back pack au Chili pour un mois. On applaudie le chauffeur mais on se dit quand même : « ils sont fous ces chiliens ! » Suerte les amis !

"Nouveau spot Ioverlander!!"

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Pour la matinée du 8 novembre, une belle balade au bord du lac suit le temps d’école. La vue sur le volcan est alors magnifique ; on distingue même les fumerolles sur son sommet. WAOUH ! les heures de midi sont bien moins joyeuses car elles vont servir de recherches de gaz et d’une sim Claro pour le téléphone. Zéro pointé ce midi ! Pas de recharge de gaz possible sur Pucòn et l’achat de la sim Claro activée par quelqu’un de chez Claro, ne fonctionne pas. GRRRR !!! Tant pis, on repart pour aller voir Los Ojos des Caburga, une source souterraine qui sort dans une rivière. Finalement sans grand intérêt ! Puis on tente la visite des Playas Blanca y Negra du Lago Caburgua : un peu déçu car majoritairement privatif. On reste tout de même sur la Playa Negra pour la nuit ce qui permet aux enfants de jouer sur la plage, à Jimmy de tester ces mouches, à Marc de tester son Rapala et aux mamans leurs bracelets macramé. Bon ce n’est pas ce soir qu’on mange du poisson ! Sortons le bœuf ! Pendant le repas, sans trop savoir pourquoi, on boit un verre de vin puis une bouteilles, puis 2, puis 3 ouille ouille ouille ça tourne ! Les enfants, au lit ! Marie propose de jouer au TimesUp : ça promet d’être drôle… et ça l’a été… mais ça c’est top secret ! La soirée se finit franchement plutôt bien.

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La séance d’école du lendemain est bien compliqué, tant pour Gabriel que pour maman. Les Mamatoch sont prêts bien avant nous. On les laisse donc prendre de l’avance vers la ville. A midi, les doubistes partent à la recherche d’un spot pêche mais impossible tous les accès au Trancura sont  payants : même pour 2h, on nous demande 13000 $/ch. « Ça ne va pas, non ! » on finit avec des empanadas de boulangerie à 13h30 sur le parking du grand Eltit supermarché et bricolage. « Super spot de pêche ! » La bonne nouvelle est tout de même que les Sims Claro fonctionnent !  « Allez prenons la direction de Villarrica pour le gaz ! », un chilien nous ayant conseillé Abastible. 30 km plus loin, c’est à nouveau négatif. Ils nous disent qu’il faut aller jusqu’à Temuco, ville à 80 Km au-dessus de Villarica, soit l’opposé de ce qui est prévu. Bon, à deux camping-cars, on se débrouille, Marc nous dépanne, on fera le plein à Osorno.

Gabriel s’inquiète de nous voir tourner en rond : « qu’est-ce que nous dit le guide du routard maintenant maman ? On va où ? On va faire des thermes ! » C’est voté. Les thermes les plus connus sont ceux de Las Geometricas mais de nombreux autres sont seulement indiqués sur la route. Nous passons la nuit au bord du Lago Calafquén proche de Conaripé. Le spot de pêche ne donnera rien et le propriétaire de la petite plage demande un geste pour l’accueil de nuit. Ça ressemble à  un accès publique sa plage mais bon, restons calme, on verra demain ce qu’on lui laisse.

La nuit est tranquille. Au petit matin, CapMaths nous attend et on poursuit vers les thermes en laissant 2000 p/ch au proprio. Quelques km plus loin, nous allons tomber sur une pancarte, un spot déjà testé par des voyageurs, indiqué comme complètement atypique, les thermes de Quilalelfu.  A 50% ouverts à notre arrivée, nous demandons à voir avant de décider. Si je dois décrire ces bassins je vous dirai : « 100% bio ! » C’était simplement génial! A 16h nous faisons le plein d’eau avant de partir pour le Lago Rinuhue où nous devrions rejoindre Un ptit pneu plus loin, Hélène, Pierre et Romane. Sur la route, Papa va faire un arrêt improvisé à la panaderia Gabriel pour 4 beignets à la Dulce : trop bons ! Nous arrivons au bord du lac vers 18h pour des retrouvailles avec les Mamatoch et Un ptit pneu plus loin.

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Le samedi 11 novembre, tout le monde vote pour une journée vacance avec vue sur volcan Choshuenco et Mocho 2415 m. Y a pire comme journée vacance ! Hormis la glandouille générale, c’est tout de même l’occasion de faire un peu de lessive, un peu de pèche (une truite pour Marc) et quelques réparations pour Pierre. C’est pas grand-chose mais c’est déjà ça. A la tombée de la nuit, le soleil disparait derrière les volcans et les voyageurs rentrent au chaud pour la nuit.

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Le lendemain, nous quittons Hélène, Pierre et Romane qui partent pour Pucòn et ensuite les chutes d’Iguazu avant la fin de leur périple. Direction le Rio Bueno pour se rapprocher d’Osorno pour le plein de gaz Lundi matin. La journée est incroyablement chaude ! Plein de monde se trouve sur le parking. On reste pour la nuit mais ça n’apporte pas grand-chose. Vivement qu’on trouve mieux !

Alors un lundi 13, ça va nous portez bonheur ou pas ! Nous commençons la journée par notre quête de gaz à Osorno. Franchement il serait temps d’en trouver car nous avons deux bouteilles vides (une française et une argentine) + une deuxième bouteille française bien entamée. On arrive chez Lipigaz vers 11h…. on croise les doigts… papa part avec la bouteille… disparait derrière les locaux et…. Et revient avec une bouteille…. PLEINE ! Lipigaz remplit les bouteilles argentines mais pas les française. Donc 1/3, c’est déjà pas mal! Comme d’autres points gaz sont encore dispo sur Osorno, on décide de pousser au prochain pour retenter notre chance pour les bouteilles françaises. Dernier point, chez un privé, ça sent le bon plan ! Papa repart avec sa bouteille vide…. Disparait à nouveau derrière la maison du monsieur…. Et revient avec une bouteille… PLEINE ! 2/3 !! C’est bien ! La dernière bouteille n’étant pas tout à fait vide on choisit d’attendre. Pour midi, le rendez-vous était pris avec les Mamatoch et Valentin (qui aime rouler chez Tom) pour le repas dans le parc Chuyaca. En arrivant au parc, deux bonnes nouvelles nous y attendent. LA première : Marc a pris une truite dans la rivière juste en contre bas du parking et la deuxième : Valentin fait du vélo avec le vélo de Tom…. Mais pas du vélo, comme avant : « regardes je fais du vélo de Tom avec les pédales, maman ! » petite larme… notre petit lutin a grandi ; il pédale comme les grands maintenant ! Et oui, Valentin a appris à faire du vélo à Osorno au Chili avec tonton Marc et le vélo de son copain de voyage ! Ça s’est du souvenir.

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Après avoir découvert tout ça, on casse la croute tous les 8 et on décide d’aller pêcher. Dès le 3 ou 4 lancés, c’est papa globetrotter qui nous sort une truite ! C’est bon pour le repas de ce soir. S’en suit, une belle balade au bord du Rio pour tt le monde. Vers 16h on décide de rejoindre le port de Puerto Montt pour se renseigner sur les ferrys Quellon/Puerto Chacabuco et filer sur l’île de Chiloé quelques jours.

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A 17h30 on est garé et on arrive à Naviera Austral. La réceptionniste parle bien l’anglais. Quand nous demandons le premier bateau pour quitter l’île par le Sud, elle nous annonce le lendemain ou le 22 novembre, ce qui équivaut à une dizaine de nuits sur Chiloé et franchement ça fait beaucoup (ou pas assez). Maman discute un peu: «And just for two campers, is there any other solution for the end of this week?? » La réceptionniste prend son téléphone et nous demqnde d’attendre. Un coup de fil…. Puis deux…. Et elle nous rappelle. Il y a deux places pour Quellon / Puerto Cisnes dans quatres jours. SUPER ! C’est vraiment parfait pour le timing. Et ça coute combien ? 180  euros par famille. La désicion est vite prise : GO pour le 18 novembre Quellon / Puerto Cisnes.

On repart de Puerto Montt et on décide d’aller dormir sur Chiloé, bac vers 20H, 15000 $/ch par véhicule. La traversée dure juste le temps de prendre un café et deux sandwichs pour les enfants. Vers 21h, nous serons garés au bord de l’océan Pacifique à Ancud. Grosse journée, bonne nuit !

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ACTE II Chiloé 

Longue de 200 km et large de 50 km, Chiloé a toujours occupé une place à part au Chili, par son isolement et sa spécificité géographique et historique. Découverte en 1553 par les conquistadors espagnols, elle fut rapidement colonisée par les jésuites. Après la révolte mapuche en 1598 sur le continent, Chiloé connut une longue période d’isolement. Bastion important de la résistance royaliste pendant la guerre d’indépendance, les Chilotes furent les derniers à accepter la rupture avec l’Espagne. De cette histoire tumultueuse est née une population atypique aux fortes traditions, qui compte aujourd’hui près de 160 000 habitants. Les légendes, elles aussi, ont suivi l’histoire et appartiennent au quotidien de l’île. On y conte que les croyances chilotes ont pu être avivées par un livre de magie blanche abandonné par un marin espagnol au XIX° siècle. Chiloé a su également conserver son patrimoine jésuites avec près de 150 églises en bois, qui font aujourd’hui la fierté de l’île (dont 16 inscrites au patrimoine mondiale de l’Unesco). Chiloé c’est aussi la pluie et une météo imprévisible, alternant trombes d’eau et soleil… le paysage rappelle d’ailleurs un peu celui de la Bretagne.

Le mardi 14 est notre première journée sur l’île de Chiloé et elle démarre par une visite du centre de Ancud, Feria artisanale et rue principale. C’est fou, ça ressemble fortement à la Bolivie. Des petits magasins de tout et de rien dans tous les sens, du monde partout… Rien que sur le trottoir, on peut acheter des fraises, du pain, du fromage et des poules, poussins et canards. Bon on va rester raisonnable et ne prendre que du fromage : un entier c’est plus sure ! On mange un bout dans le camion. Après manger on part voir Lalo et Elodie dans leur atelier de bijoux. C’est Hélène qui nous a transmis cette adresse et à notre arrivée on va comprendre que l’atelier de Lalo est aussi sa maison. On attend un peu sur le trottoir mais avec deux camping-cars, on n’est pas super discret. Très très vite repérés, Lalo vient nous chercher et nous invite à entrer. Elodie est française, lui chilien, ensemble ils ont déjà bien voyagé et même vécu en Bolivie. Ils sont super sympa et nous explique comment ils font leur bijoux, de la matière première au produit fini. Les enfants découvrent en même temps la chambre des enfants de Lalo et Elodie. Un moment très sympathique pour tout le monde!! Au fil des discussions, les hommes parlent pêche et Lalo nous dit alors qu’un de ses amis peut nous emmener en pêcher en mer. Le rendez-vous est pris lendemain à 16h30 avec deux kilos de citrons et de la coriandre ??? OK nous, les filles, on garde les enfants … Ils ont plutôt intérêt à en ramener du poisson !! « A demain !! »

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Pour le gouter et la fin de journée, on part au bord de l’océan sur une plage conseillée par Lalo pour y voir des pêcheurs de coquillage dans les vagues. 20km plus loin, les pêcheurs sont bien au rendez-vous, Marc, arrivé avant nous,  va vite leur acheter qques coquillages pour l’apéro. Mais, là tout bascule !! En arrivant Valentin se met à vomir, Marc part pour une grotte un peu plus loin mais nous nous arrêtons en chemin car Valentin remet ça 2x, 3x et ça continue… encore et encore… Maman préfère alors retourner vers la ville pour être proche d’un médecin au cas où. En chemin Gabriel s’y met aussi 1,2,3 et 4 mais Valentin n’a pas dit son dernier mot et il bat à plate couture son frère en vomissant 13 fois. Garé devant l’hôpital d’Ancud, on se dit quand même qu’il ne vaudrait mieux pas y aller… les bâtiments ne sont pas datés d’hier alors on va déjà attendre que ça se calme. Vers 20h les enfants ont fini par s’endormir sur les banquettes, les estomacs plus que vides, nous irons dormir sur le même spot que la veille vers les Mamatoch rentrés de la plage. "Qui veut gouter un coquillage???"

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Mercredi 15 : après une nuit agitée à surveiller les loulous, nous décidons d’aller nous promener au Faro Punta Corona, pas trop de route et peut-être un phare. En arrivant on comprend que c’est une zone militaire mais nous avons quand même le droit d’entrer. Le phare est petit, rouge et blanc... « Ils sont plus grands en Bretagne », explique Gabriel. C’est sure mais c’est une jolie route et le site est plutôt sympathique. Pour rester à proximité d’Ancud et ne pas rater notre rdv de pêche, Marc nous propose d’aller manger vers la plage de la veille, un repas au bord de l’océan pacifique. Les enfants vont rentrer dans une grotte, ramasser des coquillages énormes et jouer avec les vagues qui s’approchent toujours plus prêt et toujours plus fort. Ça rigole pas le pacifique !  Les vagues sont franchement énormes et l’océan agité.

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Après le traditionnel « pâtes au jambon », nous rentrons en ville pour acheter des citrons et qques affaires de pêche. Mais pendant que nous sommes au magasin, Marie reçoit un email qui dit que c’est annulé à cause du temps. Sans grande surprise, vue les vagues de midi… Nous partons alors pour Dalcahue, petit village de cotier à environ 70 km d’Ancud.Son nom lui vient des longues chaloupes à voile de laine, les Dalcas, que fabriquaient ici les indiens. L'église en bois d'alerces de Dalcahué est l'une des plus belles de Chiloé. Elle date de 1850. On arrive vers 18h15 sur la place devant la feria artisanale mais les vendeurs ferment leurs stands les uns après les autres. A 19h tout est clos !! L’ambiance du centre-ville est alors plutôt morose. Pour la nuit nous resterons garés sur des places de parking au bord du port.

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Jeudi 16 : Gabriel fait école sur le port de Dalcahue. Marc part pour direction Quellon, il a trouvé un spot sur une plage vers un petit Hameau du nom de Chaidad. Nous partons pour Castro car il faut trouver un cadeau pour l’anniversaire de Gabriel. En arrivant, le plus compliqué est de garer Rio, on trouve enfin une place près de la feria Lillo. Il est 11h. On passe devant le marché au poisson. Maman dit qu’on pourrait faire l’apéro en mangeant un ceviche. Tout le monde valide. Valentin en demande un aux moules et Gabriel préfère au saumon. Le papi qui vend les préparations fait tout sur le port… un petit bol, deux cuillères, un peu de citron, de l’oignon et des herbes et régalez-vous ! HUMMM que c'est bon...

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Maintenant nous avons de l’énergie pour flâner au centre-ville et passer voir l’église en bois de Castro très jolie.  Installée sur une crique protégée des tsunamis, Castro est la capitale de l'île. Elle réunit des styles d'architectures différents, dont celui des palafitos, maisons sur pilotis, visibles à l'entrée nord et à la sortie sud de la ville.

Pour notre mission du jour (qui n’est pas si simple), on ne trouve pas vraiment de magasin ne vendant pas de breloques. Gabriel ne s’affole pas ; il sait qu’il aura un cadeau  mais sincèrement papa et maman ne sont pas si confiants. L’heure avance et nous décidons d’aller manger. Mais sur le chemin une petite vitrine attire notre attention. Des figurines, quelques jeux de société Ah Ah !! Peut-être que nous sommes au bon endroit…. Bingo !  On laisse Gabriel regarder pendant qques minutes, mettre de cotés qques jouets mais papa sera seul pour les choisir, il faut quand même une surprise.

Mission accomplie !! Mais cette fois il est déjà 13h30. « Il faut manger » dit papa, « Chez Octavio c’est tout près ». Des français rencontrés à Ancud nous avaient conseillé cette adresse. Deux rues plus tard, pas de bol le restaurant est plein… Nous partons en chercher un autre. Notre choix sera Le Playa inscrit sur le guide du routard. Maman prend une Paila Marina et papa un Curanto, les enfants choisissent frite et nuggets. Bizarre….

Après tout ça il faut reprendre la route sans oublier de faire quelques photos des palafitos, maisons de pêcheur sur pilotis sans oublier l'anniversaire d'Olivia et donc vite vite un peu de réseau pour un skype avec tata ;-)) ! Feliz Comple Anos Olivia !!

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Direction Conchi pour son église et on reprend la route pour la plage où se trouvent les Mamatoch. A notre arrivée, ils sont à la recherche de moules géantes. Nous les aidons et, un peu plus loin, on gratte le sable, on trouve une amande puis une 2ème et tout le monde s’y met pour remplir le seau. Quelques dauphins viennent nager vers nous... "Elle est pas belle la vie!" ajoute Valentin. Le soir même, cuisson des moules dans Fastoch… Merci tout le monde pour la pêche! Du côté des Globetrotters, quelques crêpes à la dulce de leche accompagnent les coquillages.

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Le vendredi 17 n’échappe pas à la règle de l’école matinale pour Gabriel… Groupe nominaux et tables de multiplications… Valentin, lui, s’entraine à écrire son prénom et quelques chiffres. Les Mamatoch suivent leur itinéraire et partent un peu avant nous pour le parc Tantauqo connu pour ses passerelles rouges dans les arbres. Une heure après eux, nous prenons la route pour les rejoindre, nous arrivons sur la piste qui rejoint le parc mais celle-ci devient de moins en moins praticable. Nous décidons alors de faire demi-tour et d’aller directement sur Quellòn.

Quellòn est la ville la plus australe de Chiloé et est aussi le port d’embarquement des liaisons pour Chaitén, Puerto Cisnes ou Chacabuco. On commence par faire quelques courses puis on mange le dernier attrait culinaire de Chiloé : des Completo, sandwiches avec saucisses, oignons et avocat en purée. Bon, on est français alors on se doit de tester les différents plats typiques.

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Nous allons rejoindre la plage de Lapa : Panamericana Km Zero. Parc de jeux, plage et long quai de promenade… on se pose donc ici sur le parking pour y passer la nuit. Les Mamatoch nous rejoindront dans la soirée.

Le lendemain,  nous voilà le 18 novembre, jour du ferry pour quitter l’île : tout le monde part de son coté en ville pour y faire des emplettes et les pleins d’eau. Clairement c’est la Carretera Australe qui nous attend, mieux vaut être prêt. Nous mangeons vers le port d’embarquement en attendant le ferry. A 15h00 le ferry arrive, le débarquement commence dès que les passagers sont sortis. Nous apercevons alors un fourgon blanc descendre, peut-être que ce sont Franck, Violaine et les filles….Eh bien oui ce sont bien eux. Belles retrouvailles, nous discutons quelques minutes et échangeons les infos et bons plans du sud. Quel dommage de ne les croiser que sur le bord de la route ! Mais qui sait, Franck et Violaine monte au nord Chili pour les fêtes… nous seront peut être à nouveau réunis pour Noël ! 15h30, nous embarquons à notre tour. Les véhicules sont même sangler au sol pour ne pas qu’ils bougent ! Ça promet !!! Si les véhicules sont sanglés, je vous dis pas les vagues qu’on va prendre !!!???!!!

Nous montons pour trouver une place assise pas très loin des toilettes, sais-t-on jamais… Des écrans télé un peu partout, une cafeteria, on est pas mal installé. Le ferry part. Sortie du port tout va bien. Sortie du golf, ça commence à tanguer gentiment, les enfants vont à l’avant pour voir les vagues frapper les vitres. Pour le moment, ça reste drôle ! Un homme habitué nous dit cependant que les vagues sont petites pour l’instant, elles grossiront en pleine mer. « No es la maxima ! Esperais ! » Eh bien chose promise, chose due. Les vagues sont de plus en plus fortes. Maman commence à ne pas être bien « moi, je reste debout », Papa s’allonge et Valentin s’allonge sur papa. Et Gabriel, imperturbable, regarde Monstre et Cie. Au bout d’un moment, c’est papa qui ne va pas se sentir bien. Aie !! Aie !!! Faut-il décrire ce qui s’est passé ??? 1, 2 et même 3…. « T’es mort men ?? » Vers 23h, le dessin animé se termine et les vagues se calment. Les mamatoch tentent d’aller se coucher dans Fastoch ; Valentin dort sur un fauteuil,  Gabriel somnole et Papa comate. « Au lit les globetrotters», décide maman. Le ferry arrivant dans les fjords, il tangue nettement moins et nous arrivons tous à dormir, même papa.

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Dimanche 19 Novembre : c’est l’entrée sur la Carretera Australe et l’anniversaire de Gabriel (Chili Carretera Autrale, à suivre).

 

 

 

Date de dernière mise à jour : jeudi, 30 Novembre 2017